Lorsqu’une PME commence à structurer sa conformité cybersécurité, Excel paraît souvent être le choix le plus évident.
Il est déjà disponible, connu des équipes et suffisamment flexible pour créer une première liste de mesures, un plan d’action ou un suivi des preuves.
Puis la démarche se développe.
Les référentiels se multiplient. Les audits reviennent. Les preuves vieillissent. Plusieurs responsables doivent contribuer. Les actions sont réparties entre différents fichiers et les tableaux de bord sont reconstruits manuellement.
L’entreprise commence alors à examiner deux autres options :
La bonne question n’est pas de savoir quelle technologie est la meilleure dans l’absolu.
Elle est plutôt :
Quel niveau d’outil correspond réellement à la maturité, aux ressources et aux usages de votre organisation ?
La réponse peut être résumée ainsi :
| Situation | Solution généralement adaptée |
| Première auto-évaluation cyber | Excel |
| Un seul référentiel et peu de contributeurs | Excel ou SaaS simple |
| Audits clients récurrents | SaaS GRC |
| Plusieurs référentiels à mutualiser | SaaS ou open source |
| Besoin fort de personnalisation | Open source |
| Absence de ressources techniques internes | SaaS |
| Exigence d’auto-hébergement | Open source |
| Consultant avec plusieurs clients | SaaS multi-client ou GRC open source bien administré |
| Préparation d’une certification | SaaS ou open source selon l’automatisation recherchée |
| Sortie d’Excel sans projet enterprise | SaaS GRC ciblé |
Cette grille n’est pas absolue. Une entreprise très technique peut préférer l’open source tôt dans son parcours. Une petite structure peut rester longtemps sur Excel si son périmètre reste limité et son suivi rigoureux.
Excel est parfois présenté comme un mauvais outil de conformité. Ce jugement est trop catégorique.
Un tableur peut être très utile pour :
Le NIST lui-même propose un modèle de profil organisationnel au format XLSX pour comparer une posture actuelle et une posture cible. Cela montre qu’un tableur peut parfaitement servir de support initial à une démarche structurée.
Pour une PME qui commence avec un seul référentiel, un responsable et quelques dizaines de mesures, Excel peut suffire.
Excel reste pertinent lorsque :
Dans ce contexte, changer d’outil trop tôt peut créer davantage de travail que de valeur.
Le problème n’est pas le tableur lui-même. Il apparaît lorsque l’organisation lui demande de devenir simultanément :
Une copie est envoyée au consultant, une autre est utilisée en interne, une troisième sert au comité de direction.
Il devient difficile de savoir quelle version fait foi.
Le fichier indique qu’une mesure est mise en œuvre, mais la preuve reste dans un dossier, un ticket ou une boîte mail.
La relation entre la déclaration et sa démonstration devient fragile.
Lorsqu’une valeur est modifiée dans une cellule, l’état précédent disparaît souvent.
Il devient alors difficile de montrer :
Plus le nombre de contributeurs augmente, plus le fichier demande :
Une même mesure peut être suivie dans plusieurs onglets :
L’entreprise finit par refaire plusieurs fois le même travail.
Avant chaque réunion, il faut vérifier les cellules, consolider les statuts et actualiser les graphiques.
Le reporting devient une production manuelle au lieu d’être une conséquence naturelle du pilotage.
Un outil GRC open source peut constituer une excellente étape suivante.
Des plateformes comme CISO Assistant proposent une couverture fonctionnelle large :
L’open source apporte plusieurs avantages :
Il convient particulièrement aux organisations qui disposent :
Dans ce contexte, l’open source peut offrir une grande valeur à un coût logiciel réduit.
Le principal piège consiste à ne regarder que le temps d’installation initial.
Lancer une plateforme avec Docker peut être relativement rapide. La maintenir en production suppose ensuite de gérer :
La documentation officielle de CISO Assistant propose une installation à l’aide de Docker et Docker Compose, mais avertit notamment de ne pas utiliser directement la branche principale en production et distingue les configurations adaptées à un environnement de production.
Ce n’est pas un défaut spécifique au produit. C’est la conséquence normale du self-hosting.
Le coût complet comprend potentiellement :
L’open source peut donc être économique, mais il n’est pas automatiquement gratuit.
Un SaaS GRC suit une logique différente.
L’application est hébergée, maintenue et mise à jour par le fournisseur. L’entreprise se concentre principalement sur :
Pour une PME sans équipe technique dédiée, cette réduction de charge peut représenter davantage de valeur que l’économie d’une licence open source.
Le SaaS implique également des questions importantes :
Le SaaS ne dispense donc pas d’une analyse du fournisseur.
Comprendre la situation et tester une méthode.
Excel peut suffire.
Commencez avec :
Lorsque le fichier commence à nécessiter davantage de temps de gestion que d’analyse.
Créer une source de vérité et conserver l’historique.
Un SaaS GRC simple devient souvent le choix le plus proportionné.
Un outil open source peut également convenir si l’entreprise dispose déjà des ressources nécessaires pour le maintenir.
Vous passez plus de temps à :
qu’à décider et suivre les améliorations.
Relier les mesures aux preuves et vérifier leur fraîcheur.
Un SaaS GRC est généralement plus adapté.
Les fonctions prioritaires deviennent :
Excel peut encore fonctionner, mais la collecte manuelle crée rapidement une charge importante.
Vous suivez plusieurs cadres :
Mutualiser les mesures et éviter la duplication.
SaaS GRC ou plateforme open source structurée.
La différence se fera surtout sur les ressources disponibles.
Choisissez plutôt l’open source si :
Choisissez plutôt le SaaS si :
Industrialiser les missions sans mélanger les données ni uniformiser artificiellement les clients.
Un SaaS avec espace consultant ou une plateforme open source solidement administrée.
Excel devient particulièrement fragile dans ce contexte :
Les fonctions indispensables sont :
Maintenir la cohérence entre les mesures, les risques, les preuves, les audits et les actions.
SaaS ou open source selon la stratégie.
Un SaaS sera particulièrement adapté si vous voulez :
L’open source sera intéressant si vous voulez :
| Critère | Excel | GRC open source | SaaS GRC |
| Démarrage | Très rapide | Variable | Rapide |
| Coût logiciel initial | Faible | Souvent faible | Abonnement |
| Infrastructure | Aucune spécifique | À gérer | Gérée par le fournisseur |
| Mises à jour | Non concerné pour le modèle | À gérer | Incluses |
| Personnalisation | Forte, mais manuelle | Très forte | Encadrée |
| Collaboration | Limitée à moyenne | Avancée | Avancée |
| Gestion des preuves | Manuelle | Structurée | Structurée |
| Historique | Difficile | Intégré | Intégré |
| Multi-normes | Risque de doublons | Très adapté | Très adapté |
| Audit | Manuel | Intégré | Intégré |
| Plans d’action | Possible, mais limité | Intégré | Intégré |
| Tableaux de bord | À construire | Disponibles | Disponibles |
| Multi-client | Très lourd | Possible | Selon l’offre |
| Compétences techniques | Faibles | Moyennes à élevées | Faibles |
| Coût complet | Faible au début, croissant avec la charge | Variable et parfois sous-estimé | Plus prévisible |
| Adapté à | Démarrage | Équipe mature et technique | PME/ETI voulant industrialiser |
Comparer uniquement le prix d’achat conduit souvent à une mauvaise décision.
Le coût total doit inclure :
La bonne comparaison porte sur le coût permettant d’obtenir un résultat réel :
Excel peut rester parfaitement adapté à une démarche simple.
Le changement doit répondre à une limite réelle.
Le faible coût apparent peut masquer beaucoup de travail manuel.
Le temps d’exploitation et de maintenance doit être intégré.
Un GRC enterprise peut nécessiter un projet de paramétrage disproportionné.
Commencez par les cadres réellement utiles.
Une intégration ne corrige pas des responsabilités floues ou des mesures mal définies.
Quel que soit le modèle, vous devez pouvoir récupérer :
Le passage vers un outil spécialisé devient pertinent lorsque plusieurs de ces signaux apparaissent :
Excel n’est alors plus seulement un support. Il devient une limite opérationnelle.
CompliKey se situe volontairement entre trois extrêmes :
La plateforme est conçue pour les PME, ETI et consultants qui veulent centraliser :
Son espace consultant permet également de gérer plusieurs clients dans des environnements distincts.
CompliKey n’a pas vocation à remplacer :
Son positionnement répond plutôt à une situation fréquente :
Excel devient insuffisant, mais l’entreprise ne veut ni administrer elle-même une plateforme ni déployer une usine à gaz.
Le bon outil dépend de votre maturité.
La bonne décision ne consiste pas à choisir l’outil le plus puissant.
Elle consiste à choisir celui que votre organisation peut réellement utiliser et maintenir.
Oui, au démarrage ou pour un périmètre limité. Il devient moins adapté lorsque les preuves, contributeurs, audits et référentiels se multiplient.
Lorsque la gestion des versions, la recherche des preuves et la consolidation prennent trop de temps, ou lorsque plusieurs personnes et référentiels doivent être suivis.
Le code peut être disponible gratuitement, mais l’hébergement, la maintenance, les sauvegardes, les mises à jour et le support représentent un coût.
Il permet de disposer d’un outil prêt à l’emploi sans gérer l’infrastructure, avec des coûts généralement plus prévisibles.
Une PME peut commencer avec Excel, puis passer à un SaaS lorsque son pilotage devient récurrent. L’open source convient davantage si elle possède des compétences techniques et un besoin de personnalisation.
Un SaaS GRC ou une plateforme open source permet généralement de mutualiser les mesures et les preuves plus facilement qu’un ensemble de fichiers Excel.
Une solution multi-client avec audits, maturité, preuves, plans d’action et exports sera plus adaptée qu’un fichier par client.
CompliKey constitue une évolution naturelle lorsque l’entreprise veut conserver la simplicité d’usage tout en ajoutant de la structure, de l’historique, des audits et un pilotage multi-référentiels.
Excel, l’open source et le SaaS ne correspondent pas à trois niveaux de qualité.
Ils correspondent à trois modèles d’organisation.
Excel offre de la liberté et de la rapidité pour démarrer.
L’open source apporte de la maîtrise et de la personnalisation aux équipes capables de l’exploiter.
Le SaaS réduit la charge technique et facilite l’industrialisation du suivi.
Le meilleur choix dépend donc moins de la taille du catalogue fonctionnel que de questions très concrètes :
L’outil devient pertinent lorsqu’il réduit la charge de pilotage au lieu d’en créer une nouvelle.