🛡️ Dire “oui, on fait” ne protège pas. Et surtout : ça ne se prouve pas.
Pendant longtemps, beaucoup d’évaluations de maturité cyber se sont résumées à un questionnaire déclaratif : “avez-vous une MFA ? un PRA ? une gestion des vulnérabilités ?”. Problème : en 2026, cette approche est devenue fragile face aux attentes des auditeurs, des clients grands comptes et des assureurs.
Le contexte est simple : les attaques touchent fortement les petites structures, et les tiers demandent des preuves. Par exemple, le Verizon DBIR 2025 indique que, côté SMB, le ransomware est impliqué dans 88 % des violations observées (vs 39 % dans les grandes organisations). Dans ce niveau de pression, un scoring “sur parole” n’a plus la même valeur.
✅ La conformité déclarée, c’est : “on a une politique / on fait des sauvegardes / on a un SOC / on patch”.
Elle décrit une intention, parfois une réalité… mais sans démonstration.
🔍 La maturité réelle, c’est : “on applique, on contrôle, on prouve, on s’améliore”.
Elle se mesure dans le temps et surtout elle résiste à une lecture par un tiers.
Cette nuance devient critique dans les PME, où la maturité est souvent contrainte par le temps et le budget. L’étude 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr (enquête OpinionWay juin–juillet 2025) montre qu’environ 3/4 des TPE-PME investissent moins de 2 000 € / an en cybersécurité. Dans ces conditions, le déclaratif est tentant… mais il produit des audits “photographies” qui ne transforment rien.
📌 1) parce que “oui” ne dit pas “comment”, ni “à quel niveau”
Exemple classique : “oui on a des sauvegardes”.
Un tiers va demander : fréquence, périmètre, tests de restauration, RPO/RTO, hors-ligne/immutabilité. La maturité se joue là, pas sur l’existence du mot “sauvegarde”.
📌 2) parce que les scores deviennent indéfendables
Un score de maturité sans preuves et sans méthode reproductible est difficile à justifier. Or l’audit, par nature, vise des conclusions fiables et reproductibles.
L’ISO 19011 (guidelines d’audit) insiste sur l’approche fondée sur des preuves : les conclusions doivent reposer sur des éléments vérifiables, collectés de manière cohérente (échantillonnage, traçabilité).
📌 3) parce que l’absence d’historique empêche de prouver l’amélioration
Un score isolé ne montre rien. Ce que les tiers veulent de plus en plus : un “avant / après”.
Sans historisation, vous ne démontrez pas la progression, donc vous ne démontrez pas l’investissement, donc votre sécurité “coûte” sans “preuve de valeur”.
🤝 Clients grands comptes
Ils veulent réduire leur risque tiers. Leur logique est pragmatique : “montrez-moi que vous maîtrisez vos accès, vos vulnérabilités, vos incidents et vos sauvegardes”. Le déclaratif devient insuffisant parce qu’il ne permet pas d’arbitrer le risque.
🧾 Auditeurs
Ils veulent une méthode robuste : des constats appuyés sur des preuves, des critères d’évaluation, et une capacité à expliquer comment vous concluez. C’est exactement l’esprit ISO 19011.
🛡️ Assureurs
Ils cherchent à mesurer l’exposition et la capacité de contrôle. Même quand ils utilisent des questionnaires, les demandes se durcissent : preuves, procédures, tests, et continuité.
Et côté “bonnes pratiques”, on retrouve la même exigence dans des guides européens : documenter les résultats, conserver des preuves compréhensibles par un tiers expert, et tracer le suivi/remédiation.
📈 Une maturité utile, ce n’est pas “un chiffre”. C’est un mécanisme de pilotage.
🧭 Une mesure mature, c’est quand vous pouvez répondre clairement à 4 questions :
Sans ces 4 éléments, vous avez une conformité déclarée, mais une maturité fragile.
🔍 L’objectif n’est pas de “tout prouver tout le temps”.
L’objectif est de rendre chaque point évalué :
C’est précisément ce qui transforme :
Le déclaratif était pratique. Il ne l’est plus.
Avec la pression des menaces (notamment sur les SMB) et l’exigence croissante de démonstration, la maturité doit devenir une discipline : preuves, suivi, traçabilité, historisation.
CompliKey permet de passer d’un audit déclaratif à un audit mesures + preuves :
👉 Résultat : vous ne vendez plus un score “sur parole”, vous livrez une maturité démontrable.