🛡️ L’audit “photo” a longtemps été un livrable acceptable. En 2025, il ne suffit plus.
Les PME sont plus exposées, les exigences se durcissent, et la question n’est plus "êtes-vous audités ?" mais "êtes-vous capables de piloter et de prouver dans le temps ?".
Le constat terrain est brutal : beaucoup de livrables d’audit finissent dans un dossier "2025", jamais relus. Et l’année suivante, le client redemande "un audit", non pas parce qu’il veut progresser, mais parce qu’il n’a pas de système de suivi.
Cette perte de valeur n’est pas une question de compétence du consultant. C’est un problème de format, de gouvernance et de continuité.
📈 La menace s’intensifie et touche particulièrement les petites structures
Le Verizon DBIR 2025 (snapshot SMB) montre que le ransomware est impliqué dans 88 % des violations affectant les SMB (contre 39 % pour les grandes organisations).
Et en France, l’ANSSI souligne la pression opérationnelle et la montée de scénarios d’extorsion/déstabilisation dans son panorama 2024.
🧾 Les exigences ne viennent plus seulement des normes : elles viennent du business
Clients grands comptes, appels d’offres, cyber-assurance, partenaires… La demande est la même : prouver des pratiques, pas seulement exhiber une synthèse d’audit.
Le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr rappelle aussi une réalité très “PME” : manque de connaissances/expertise (63 %), contraintes budgétaires (61 %), manque de temps (59 %).
Autrement dit : si vous livrez un audit sans dispositif de suivi, votre client n’a ni le temps ni les moyens d’en faire un vrai programme d’amélioration.
🏛️ NIS2 renforce la logique “gouvernance + preuve”
Même sans entrer dans la complexité juridique, NIS2 s’inscrit dans une approche de gestion des risques et de capacité à démontrer, y compris sur les processus (pilotage, mesures, incidents).
Et le contexte européen pousse vers une cybersécurité gouvernée au niveau direction, pas seulement “IT”. Le WEF Global Cybersecurity Outlook 2025 insiste sur la complexité croissante et la nécessité de compréhension et d’arbitrage côté leadership.
🤝 De la visibilité, pas un classeur
Une PME veut comprendre où elle en est, ce qui est critique, ce qui peut attendre, et ce qui la met en risque “business” (contrat, assurance, interruption). Si le livrable ne se transforme pas en pilotage, il devient un document d’archive.
🧭 De la priorisation réaliste, pas une liste de 80 actions
Le client PME ne manque pas “d’idées de sécurité”. Il manque d’un ordre de bataille compatible avec son temps, ses équipes et son budget. Le baromètre Cybermalveillance montre que la majorité des petites structures investissent peu et manquent de ressources : la priorisation n’est pas un luxe, c’est la condition de l’exécution.
🧠 De l’autonomie, pas de la dépendance
Le client ne veut plus “acheter un audit” chaque année : il veut progresser, répondre aux demandes clients plus vite, et ne pas être bloqué si la personne référente s’en va.
📌 Un audit répond à une question : quels sont les écarts aujourd’hui ?
C’est utile, mais temporaire.
📌 Le pilotage répond à une autre question : qu’est-ce qu’on fait demain matin, qui le porte, et comment on mesure l’avancement ?
Sans pilotage, l’audit ne crée pas de trajectoire.
📌 La gouvernance répond à la question la plus business : comment l’entreprise prend des décisions sécurité dans la durée, et comment elle le prouve ?
Le WEF insiste sur la nécessité d’une compréhension de la complexité cyber au niveau leadership : gouvernance = arbitrage + continuité.
C’est exactement là que la valeur “audit” se perd : on livre une photo, mais on ne construit pas le mécanisme qui fait vivre la transformation.
Le consultant qui crée le plus de valeur en PME aujourd’hui n’est plus celui qui “fait un audit parfait”. C’est celui qui installe un système qui continue de produire de la valeur après la mission.
🔧 Concrètement, cela veut dire :
🧱 Transformer chaque exigence en action pilotable
Une exigence (ISO/NIS2/RGPD/questionnaire client) doit devenir une mesure, puis une action, avec un responsable et une échéance. Sinon, elle reste une recommandation.
📍 Rendre les preuves audit-ready en continu
Les preuves ne doivent pas être reconstituées 10 jours avant un audit. Elles doivent être rattachées au fil de l’eau à ce qui est mis en place (politique, procédure, revue, test, configuration).
📈 Installer une logique de maturité
Pas un score gadget, mais un langage commun : “ce qui est absent”, “ce qui existe mais non maîtrisé”, “ce qui est appliqué”, “ce qui est contrôlé”, “ce qui est optimisé”. La maturité permet de démontrer l’impact dans le temps, ce qui est exactement ce qui manque aux audits “photo”.
Cela arrive quand :
Résultat : le client revient au point de départ, parce que le livrable n’a pas créé de continuité.
Ce qui marche le mieux en PME, c’est un livrable qui devient un outil de travail, pas un PDF “final”.
📌 Le modèle le plus robuste sur le terrain est simple :
🧭 exigence → mesure → preuve → propriétaire → fréquence de revue
Ce format répond à tout : audits, questionnaires clients, cyber-assurance, NIS2, ISO 27001, RGPD. Et surtout : il permet de démontrer l’impact du consultant dans le temps.
Les menaces, les exigences clients et la pression réglementaire poussent tous vers le même standard : capacité à piloter et à prouver.
Pour un consultant, la différenciation n’est plus “je fais un meilleur audit”.
C’est : je transforme l’audit en trajectoire, compréhensible, priorisée, suivie, démontrable.
CompliKey a été conçu exactement pour résoudre le “trou noir” post-audit :
👉 En clair : vous gardez la qualité et la rigueur du travail de consultant, mais vous livrez un système qui continue à produire de la valeur après la mission.