🛡️ en 2025, la “conformité cyber” n’est plus un document : c’est une capacité à prouver.
Les attaques augmentent, les exigences aussi. L’ANSSI observe une intensification de la menace et une hausse des événements traités entre 2023 et 2024 dans son panorama 2024.
Dans le même temps, les PME restent freinées par le manque d’expertise (63 %), le budget (61 %) et le temps (59 %), selon le baromètre maturité TPE-PME 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr.
Résultat : beaucoup d’organisations font “de la sécurité”, mais n’arrivent pas à démontrer ce qu’elles font, à quel rythme, avec quelle preuve — et c’est précisément ce que demandent clients, auditeurs… et cyber-assureurs.
📌 la pression vient de trois côtés, en même temps :
D’abord, les menaces : le ransomware touche disproportionnellement les petites structures. Dans la synthèse SMB du Verizon DBIR 2025, le ransomware apparaît dans 88 % des violations impliquant des SMB (contre 39 % pour les grandes organisations).
Ensuite, les normes et règlements : NIS2 impose des obligations de gestion des risques et de notification d’incidents, avec des délais qui forcent à être prêt “le jour J” (alerte précoce, notification, rapport final).
Le CRA (Cyber Resilience Act) ajoute une logique “produit” : sécurité by design, gestion des vulnérabilités et obligations de suivi sur le cycle de vie, avec un calendrier d’application progressif.
Enfin, les impacts business : le coût moyen global d’une violation de données atteint 4,88 M$ (IBM, 2024), et l’essentiel vient du “lost business”, de l’arrêt opérationnel, et de la réponse post-incident.
Le point commun de ces trois pressions : elles récompensent les organisations capables de piloter et prouver — pas celles qui empilent des fichiers.
Dans la pratique, on vous demande rarement “êtes-vous sécurisés ?”. On vous demande plutôt : “montrez-moi comment vous le savez”.
C’est la couche la plus sous-estimée. Sans gouvernance, tout le reste ressemble à des actions isolées. On attend généralement de voir : qui décide, qui arbitre, qui valide, à quelle fréquence, et comment l’entreprise suit ses écarts.
NIS2 insiste sur une approche structurée de gestion des risques et sur la responsabilité managériale : ça se traduit, côté terrain, par des décisions traçables et des revues régulières.
Les questionnaires et audits convergent souvent vers les mêmes fondamentaux : MFA, sauvegardes testées, patching, segmentation, journalisation, réponse à incident. Ce n’est pas “basique” : c’est ce qui fait la différence quand un attaquant tente une intrusion.
L’ANSSI rappelle dans son guide d’hygiène qu’une grande partie des attaques aurait été évitable si les mesures d’hygiène avaient été appliquées.
Les délais NIS2 obligent à organiser l’information, pas seulement à “gérer l’incident”. Si vous devez produire une notification puis un rapport consolidé, il faut savoir retrouver : chronologie, périmètre, impacts, mesures de confinement, décisions, preuves, et statut de rétablissement.
La maturité devient un langage commun direction ↔ technique : elle permet d’expliquer où sont les priorités et pourquoi. Et surtout : de montrer une progression, même imparfaite, mais mesurée et défendable.
🤝 si vous ne deviez garder qu’une seule mécanique, c’est celle-ci, car elle s’applique à ISO 27001, NIS2, RGPD, CRA, questionnaires clients, et audits internes.
C’est exactement ce qui transforme une conformité “déclarative” en conformité “audit-ready”.
📌 La conformité ne se “fait” pas une fois par an : elle se maintient. Un rythme mensuel simple évite l’effet tunnel et réduit le coût des audits.
Chaque mois, l’objectif n’est pas de tout revoir : c’est d’entretenir le système. Concrètement :
Ce rythme est aussi le plus “rentable” : il évite les semaines perdues à reconstituer l’historique juste avant un audit, et il rend la posture défendable en continu.
Quand vous centralisez la gouvernance et la preuve, vous gagnez sur trois leviers très concrets :
La question n’est plus “quel référentiel choisir”, mais : êtes-vous capables de piloter, prouver et tenir dans le temps — même quand les personnes changent, même quand l’activité accélère.
CompliKey a été conçu comme un cockpit de gouvernance : centraliser vos exigences multi-cadres, structurer vos mesures, suivre la maturité, relier les preuves, et garder une vision stable dans le temps.
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