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Audit de maturité cybersécurité : pourquoi le déclaratif ne suffit plus (et comment le rendre défendable)

Par AlexV
Le 26/02/2026

Audit de maturité : pourquoi le déclaratif ne suffit plus (et comment le rendre défendable)


🛡️ Un audit “sur parole” n’est plus un audit : c’est une opinion.

En 2026, les PME sont sous pression (menaces, demandes clients, cyber-assurance, audits). Pourtant, beaucoup d’évaluations de maturité reposent encore sur du déclaratif : “Oui, on a la MFA”, “Oui, on patch”, “Oui, on a un PRA”. Le problème n’est pas que ces réponses soient fausses. Le problème est qu’elles sont indéfendables dès qu’un tiers sérieux demande : où est la preuve, qui le fait, à quelle fréquence, et depuis quand ?

Cette exigence n’est pas théorique. Elle suit la réalité du risque : le Verizon DBIR 2025 montre que les petites organisations sont disproportionnellement touchées par les brèches liées au ransomware (ransomware composant 88% des brèches dans les SMB vs 39% dans les grandes organisations).

Et côté budget, la majorité des TPE-PME n’a pas les moyens d’un dispositif “lourd” : le baromètre 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr indique que 3/4 investissent moins de 2 000 € en cybersécurité.

Conclusion terrain : si vous voulez une maturité crédible avec peu de ressources, il faut mesurer mieux, pas “déclarer plus”.


🚨 conformité déclarée vs maturité réelle : ce que vos clients et auditeurs évaluent vraiment

Conformité déclarée : “on a une politique”, “on fait des sauvegardes”, “on a des logs”.

Ça décrit une intention ou une existence.

🔍 Maturité réelle : “on applique, on contrôle, on prouve, on améliore”.

Ça décrit une capacité opérationnelle démontrable.

Un exemple concret : “Sauvegardes OK”.

Un tiers (auditeur, assureur, client grand compte) va immédiatement creuser : fréquence, périmètre, tests de restauration, RPO/RTO, hors-ligne/immutabilité. C’est là que se situe la maturité, pas dans la case “oui”.


🧾 pourquoi le déclaratif ne tient plus face aux tiers

🧑‍⚖️ parce que l’audit doit reposer sur des preuves vérifiables

La logique d’audit moderne repose sur une approche “evidence-based” : une conclusion doit être fondée sur des éléments vérifiables collectés de façon cohérente. C’est exactement l’esprit de l’ISO 19011 : des conclusions fiables et reproductibles nécessitent des preuves.

🧑‍💼 parce que les clients “grands comptes” veulent réduire leur risque tiers

Ils ne cherchent pas une note “marketing”. Ils cherchent à décider : ce fournisseur est-il suffisamment maîtrisé pour accéder à nos données / notre SI ?

Et leur décision se base sur des éléments concrets : MFA, gestion des accès admin, patching, sauvegardes, réponse incident, traçabilité.

🛡️ parce que la cyber-assurance et les questionnaires se durcissent

Même quand la collecte démarre par un questionnaire, elle finit de plus en plus par : montrez-moi la preuve. Sans preuves, les “oui” deviennent une zone grise… et une zone de risque contractuel.


🧠 rendre un scoring “défendable” : la méthode simple qui marche en PME

L’objectif n’est pas de “tout prouver tout le temps”. L’objectif est de rendre chaque point évalué traçable, rejouable et comparable.

🔗 1) passer de “question” à “mesure gouvernable”

Au lieu d’évaluer “avez-vous la MFA ?”, évaluez une mesure du type :

“Authentification forte sur comptes privilégiés et accès distants”.

Elle doit toujours avoir 4 attributs (sinon elle reste déclarative) :

👤 propriétaire : qui est responsable ? (DSI, IT, Ops, RSSI, prestataire)

📎 preuve : qu’est-ce qui prouve que c’est vrai ? (export, config, ticket, CR)

🗓️ fréquence : à quel rythme on revalide ? (mensuel/trimestriel/annuel)

📈 niveau : à quel niveau de maturité on se situe ? (0–4, par exemple)


📎 2) distinguer “déclaré” et “démontré” (sans complexifier)

Un bon audit de maturité distingue clairement :

  1. déclaré : l’organisation affirme
  2. démontré : l’organisation apporte une preuve
  3. opérationnel : la preuve montre une exécution régulière (pas juste un doc)

C’est cette distinction qui transforme un score en conclusion défendable.


🧭 3) historiser : la maturité n’est pas un chiffre, c’est une trajectoire

Sans historisation, vous ne pouvez pas répondre à la question la plus importante pour un dirigeant :

“Est-ce qu’on progresse, et est-ce que ça réduit le risque ?”

L’historique permet :

  1. une vue avant / après (post-audit, post-plan d’action)
  2. une preuve de sérieux (revues effectuées, preuves collectées)
  3. une cohérence en cas de changement d’équipe (la connaissance ne disparaît pas)


📊 comparabilité “avant / après” : ce que ça change dans les décisions

📌 Pour une PME, la comparabilité sert à arbitrer.

Quand tout est déclaratif, toutes les actions semblent équivalentes. Quand c’est mesuré et prouvé, vous pouvez prioriser ce qui réduit réellement l’exposition.

Et c’est indispensable : les PME sont bien ciblées. L’ANSSI indique que parmi les victimes de rançongiciel connues, les PME/TPE/ETI représentent 37%.

Sans maturité mesurable, vous pilotez à l’instinct ; avec une maturité défendable, vous pilotez à l’impact.


✅ comment structurer un audit de maturité “audit-grade” en 5 étapes

🧭 cadrer : périmètre, actifs critiques, dépendances (SI, cloud, prestataires)

🧱 référentiel : mesures “gouvernables” (pas une liste de questions)

📎 preuves : paquet minimal par mesure (doc + preuve d’exécution + revue)

📈 scoring : niveau par mesure, avec justification, et distinction déclaré/démontré

🔁 historiser : baseline → plan d’action → re-mesure (avant/après)

C’est la version pragmatique du “système de management” : légère, mais défendable.


🌟 conclusion : en 2026, la maturité cyber doit être démontrable, ou elle ne sert à rien

Le déclaratif donne une photo. La maturité défendable donne une trajectoire.

Et dans un contexte où les petites structures sont fortement exposées (DBIR) et où les budgets restent limités, la seule stratégie réaliste est de structurer des mesures prouvables et de suivre la progression dans le temps.


🚀 en quoi CompliKey s’insère naturellement

CompliKey permet précisément de rendre un audit de maturité défendable : audit basé sur des mesures, rattachement des preuves, historisation des scores, et lecture avant / après pour démontrer l’impact d’une mission ou d’un plan d’action, sans retomber dans le déclaratif.

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